L’État vient d’annoncer son soutien massif en faveur du groupe Air France pour un montant historique de 7 milliards d’euros, soit près de 45% du chiffre d’affaires annuel de la compagnie (hors KLM).

Cette aide massive permettra à Air France non seulement de faire face à la crise COVID-19, mais aussi d’honorer ses commandes d’avions nouveaux. Elle lui permettra aussi de restructurer son réseau aérien court/moyen-courrier pour affronter la concurrence étrangère qui sera encore plus vive au sortir de la crise.

Le SCARA pose donc une question simple à l’État : pourquoi Air France est-elle la seule compagnie française à bénéficier d’un tel soutien ?

Le chiffre d’affaires global des autres compagnies aériennes françaises représente environ 15% de celui d’Air France.

Ces compagnies aériennes rencontrent les mêmes difficultés qu’Air France et sont tout aussi soucieuses de renouveler leurs flottes pour améliorer leur compétitivité et participer à la transition écologique.

Le SCARA demande donc qu’un fonds d’un montant d’un milliard d’euros, proportionnel à ce qu’Air France a obtenu de l’État, soit mis en place en urgence pour aider les compagnies aériennes françaises n’appartenant pas au groupe Air France à faire face à la crise actuelle et à préparer leur avenir.

Le SYNAP dévoile les résultats de l’enquête qu’il a mené auprès de 306 professionnels des RP.
https://www.synap.org/presse/le-synap-delivre-les-resultats-de-letude-quil-a-menee-concernant-limpact-de-la-crise

La crise dans laquelle le Covid-19 plonge nos compagnies aériennes est profonde. En sortir suppose de repenser totalement le rôle de l’État dans le transport aérien français.

Dans l’urgence, l’État a paré au plus pressé pour aider nos compagnies aériennes : mesures élargies de chômage partiel, report de dates de validité des agréments et des licences, moratoires sur les charges fiscales et sociales notamment. Si les mesures destinées à alléger les charges de personnels inoccupés sont louables, les moratoires appréciables pour nos trésoreries à court terme ne font que reporter les difficultés financières à un moment où les compagnies aériennes auront besoin d’encore plus de soutien pour asseoir leur redémarrage.

Des mesures à court terme simples et efficaces

Il serait plus efficace que l’État reprenne à sa charge le financement de missions d’intérêt général qu’il a abandonné au cours du temps :

– La taxe d’aéroport, qui finance la sûreté et la sécurité en aéroports, est acquittée par les compagnies aériennes pour chaque départ et a représenté en 2019 un montant d’1,1 milliards d’euros.

– Le coût du contrôle aux frontières automatisé (PARAFE) qui ne cesse de croître.

– La taxe de solidarité sur les seuls billets d’avion, dite « Taxe Chirac », pour financer l’aide à l’achat de médicaments pour les pays en voie de développement a représenté en 2019 un montant de 252 millions d’euros.

– L’écotaxe sur les billets d’avions mise en œuvre cette année au profit notamment du développement du transport ferroviaire aurait dû représenter un montant de 182 millions d’euros.

L’État devrait aussi également prendre à sa charge, au moins pendant une période 12 mois après la fin de la période d’urgence sanitaire, la totalité du coût des infrastructures de navigation aérienne et aéroportuaires.

Pour rappel, le budget de l’Aviation Civile a représenté 2,2 milliards d’euros en 2019, dont 1,6 milliards pour la seule navigation aérienne et l’ensemble des redevances aéroportuaires acquittées en France par les compagnies aériennes en 2019 est estimé à plus de 1,5 milliards d’euros.

 

Des mesures structurelles pour accompagner le rebond

Après cette période transitoire de 12 mois durant laquelle l’État prendrait en charge directement ces taxes et redevances, des discussions devront être menées pour en étudier une plus juste répartition entre l’État et d’autres acteurs économiques.

S’agissant de la contribution de ces acteurs économiques, le SCARA propose d’élargir l’assiette des taxes relevant de la solidarité, de la transition écologique et de la sûreté, à d’autres que les seules compagnies aériennes.

Un soutien financier de l’État qui ne soit pas réservé au seul Groupe Air France

Si on peut comprendre l’intervention de l’État auprès du groupe Air France en sa qualité d’actionnaire, celle-ci ne doit pas se limiter aux seules compagnies aériennes qui le composent.

Il est donc primordial que toute aide dans ce domaine soit transparente et puisse bénéficier de manière équitable à l’ensemble des compagnies aériennes françaises.

Une réforme profonde du financement des aéroports, et notamment des Aéroports De Paris

Lors de l’ouverture des Assises du Transport Aérien de 2018, Elisabeth Borne déclarait que les Aéroports de Paris sont « un actif vraiment stratégique pour les connexions entre la France et le reste de la planète ». Il en est de même de tous les aéroports français, qui participent à l’aménagement du territoire.

Il est donc nécessaire que l’État reprenne pied dans les aéroports et renonce à toute nouvelle privatisation, voire redevienne majoritaire dans les privatisations déjà réalisées à Lyon, Toulouse ou Nice.

Il pourra ainsi être mis fin au système de « double caisse » aussi néfaste pour les compagnies aériennes que pour l’intérêt général comme l’ont démontrés tous les experts économiques et l’étude commanditée par le SCARA et la Chambre Syndicale du Transport Aérien (CSTA).

Un retour à la caisse unique pour ADP, permettrait de faire baisser les redevances acquittées par les compagnies aériennes de 400 millions d’euros, qui représentent le profit réalisé par ADP sur les commerces.

Le temps n’est plus à la seule protection des intérêts financiers des investisseurs dans les aéroports.

Il y a trois ans, le SCARA publiait une réflexion intitulée « Pour une réaffirmation du rôle de l’État dans le développement équitable du transport aérien français ».

A un moment où l’État va devoir intervenir massivement pour aider nos compagnies aériennes à sortir de la crise Covid-19, les propositions que nous faisions à l’époque sont plus que jamais d’actualité.

 

 

Pour que les professionnels des RP puissent se retrouver le SYNAP a, dès le début du confinement lancé une réunion hebdomadaire en ligne.
https://www.synap.org/presse/pour-aider-les-professionnels-des-rp-a-faire-face-a-la-crise-du-covid-19-le-synap-lance-un


Le murmure des cimes
 de Daniel Grévoz – Anéanti par la guerre des tranchées, Germain se réfugie dans ses montagnes où il ne communique plus qu’avec les pages de son carnet intime.
Un livre sur le confinement, dans la montagne havre de paix.

Everest, l’arête ouest de Thomas F. Hornbein –  Ce récit est le grand classique de la littérature de montagne aux États Unis.
Préfacé par John Krakaeur, l’auteur de « Tragédie à l’Everest » et traduit de l’anglais (États Unis) par Renaud Roussel.

Everest, la première ascension de Harriet Pugh Tuckey – L’histoire inédite de Griffith Pugh, le physiologiste qui la rendit possible
Cet livre a reçu quatre 4 Grands Prix : le Biographer’s Club Tony Lothian Prize en 2009 ; le Boardman Tasker 2013 ; le Prix John Whyte au Banff Mountain Festival 2013 ; le British Sport Book Awards 2014.
Traduit de l’anglais par Eric Vola

High crimes, le destin de l’Everest à l’ère de la cupidité de Michael Kodas
Parmi tous les livres détaillant les glorieuses aventures en Himalaya, aucun ne détaille avec autant de précision combien l’arrivée de riches alpinistes à la recherche du grand frisson a amené la criminalité sur le toit du monde.
Ouvrage élu en 2008, meilleur livre de non-fiction par le prix USA Book News’ National Best Books Awards. Bestseller aux USA 208.
Traduit de l’anglais par Eric Vola

 

Les Éditions du Mont-Blanc : la montagne dans tous ses textes

L’homme a longtemps porté son regard sur les montagnes, il y a inscrit ses craintes et ses désirs, et puis ses pas, de plus en plus audacieux. Il y a forgé son empreinte au point qu’avec lui, la montagne partage une part de son histoire dont les éditions du Mont-Blanc veulent mettre les plus belles pages en lumière. Avec des livres mêlant une ambition littéraire et esthétique, culturelle et historique, sportive, écologique, scientifique autant qu’imaginaire, les Éditions du Mont-Blanc donnent à lire, à voir et à découvrir cette fascination merveilleuse, qui, toujours, nous porte plus haut.

 

Catherine Destivelle : la montagne, une passion partagée

Les Éditions du Mont-Blanc ont été cofondées et dirigées depuis 2014 par Catherine Destivelle, grimpeuse et alpiniste française de niveau international aux nombreux records toujours inégalés, sacrée meilleure grimpeuse du monde et plus brillante alpiniste de l’histoire qui explique : « Partager ma passion m’a toujours plu, que ce soit au travers de films, conférences ou même de l’écriture. Publier des livres le permet aussi et d’une façon plus large, plus subtile. Ils permettent de toucher des lecteurs peu ou pas sensibles à la montagne. Leur faire découvrir cet univers est très gratifiant.

J’aime un texte lorsqu’il m’inspire, me nourrit. Les Éditions du Mont-Blanc s’attachent donc à publier des livres qu’un grimpeur ou un alpiniste curieux serait aussi content d’avoir dans sa bibliothèque. Il se trouve que ces récits, romans, ouvrages « Montagne-Culture » publiés aux Éditions du Mont-Blanc semblent plaire également aux vrais passionnés. J’en suis très heureuse, cela démontre qu’ils ne trahissent pas notre passion. »

 

Le catalogue complet des éditions du Mont-Blanc est accessible ici : https://www.leseditionsdumontblanc.com/fr/21-livres

Des centaines de milliers d’emplois et tout un pan de l’activité économique du pays sont menacés.

 

Le Gouvernement a annoncé une série de mesures pour venir en aide aux compagnies aériennes françaises frappées de plein fouet par la crise du Covid-19 et dont l’équilibre économique était déjà largement menacé comme les Assises du Transport Aérien de 2018 l’ont démontré, sans toutefois qu’elles aient donné lieu à une prise en compte sérieuse des difficultés du secteur par l’État.

Le SCARA – qui représente près de la moitié des compagnies aériennes françaises – se félicite que plusieurs de ces mesures répondent à certaines demandes qu’il a formulées dès le 13 mars dans un courrier adressé au Premier ministre pour demander, un aménagement de différents règlements français et européens, des aides financières pendant la durée de la pandémie et un cadre réglementaire permettant la mise en œuvre du chômage technique pour le Personnel Navigant, basé sur les travaux menés notamment par le SCARA avec la CRPN. Toutes mesures sur lesquelles il a obtenu satisfaction.

Toutefois, le SCARA alerte sur la gestion de la sortie de cette crise dont l’onde de choc continuera de résonner bien après qu’elle soit terminée et sur la nécessité d’en penser et d’en préparer dès à présent les modalités pour éviter la disparition de dizaines de compagnies aériennes françaises.

Au-delà de la seule durée de la pandémie, les prévisions mettent en évidence une chute du trafic de 46 % en 2020 et une reprise très incertaine avec une remontée du trafic échelonnée et assez lente.

Aussi le SCARA regrette que le gouvernement choisisse d’avoir recours à de simples moratoires de taxes et redevances, qui revient à alléger momentanément la trésorerie des compagnies aériennes en reportant les échéances, au lieu des dégrèvements demandés, qui permettent d’annuler totalement les charges.

Dans son courrier du 13 mars, déjà le SCARA avait demandé et précisé :

  • Une aide à la trésorerie des compagnies en accordant des dégrèvements, et pas simplement des moratoires, sur les charges URSSAF et sur toutes les taxes et redevances relevant de l’Aviation Civile, des aéroports et d’Eurocontrol.
  • Le dégrèvement, et pas simplement des moratoires, des cotisations patronales et salariales dues à la CRPN.
  • Le dégrèvement, et pas simplement des moratoires, de toutes les taxes annexes (taxe sur les salaires, formation, etc.)

Le SCARA rappelle que toutes les taxes et redevances relevant de l’Aviation Civile, des aéroports et d’Eurocontrol, s’appliquent sur les vols effectués. En l’absence de vols ces taxes ne sont pas dues, et un moratoire sur ces taxes représente de faibles sommes. Aussi le SCARA pour soutenir véritablement les compagnies demande un dégrèvement total de ces taxes jusqu’à trois mois après la fin de la période d’urgence sanitaire.

Le SCARA demande à ce que ce soit l’ensemble des compagnies aériennes françaises qui bénéficient d’un plan d’aide structurant pour survivre à la crise du Covid-19, afin notamment de respecter le principe de libre concurrence.

Il existe en France des dizaines de compagnies aériennes françaises, de taille différente, qui effectuent des vols de passagers et de fret, qui contribuent à l’aménagement du territoire en métropole et en Outre-mer et qui irriguent toute une partie du tissu économique français. Selon IATA, qui appelle les gouvernements à aider leurs compagnies aériennes, chaque emploi de ces entreprises génère 24 emplois induits, soit plus d’un million d’emplois en France.

Le SCARA en appelle à l’aide de l’État pour sauver toutes les entreprises du transport aérien français et leurs emplois dans cette crise sans précédent.